Le cinéma muet revisité par les élèves

Les élèves de la 4B-1
Les élèves de la 4B-2

La poésie lyrique au collège

Les élèves de 4B ont commencé l’année en poésie et ont mis en voix un poème lyrique, « Demain dès l’aube » de Victor Hugo sur une musique libre de choix. Après avoir fait la connaissance d’Orphée, après avoir appris les règles de versification, ils ont su avec beaucoup de talent fait revivre à leur manière l’alexandrin classique et la césure à l’hémistiche. Le choix de la musique devait être porteur du sens du texte lu ou chanté sur un ton élégiaque. Enfin, cet exercice avait pour but de travailler et d’améliorer la prononciation et la fluence de la lecture.

Interprétation : Joël MOREIRA CABRAL

Interprétation : Ana BARBOSA 4B

Le passé simple …

Liste des verbes au passé simple de l’indicatif fréquents dans les dictées :

Prendre : je pris, tu pris, il prit, nous prîmes, vous prîtes, ils prirent.

Peindre : je peignis, tu peignis, il peignit, nous peignîmes, vous peignîtes, ils peignirent.

Aller : j’allai, tu allas, il alla, nous allâmes, vous allâtes, ils allèrent.

Vaincre : je vainquis, tu vainquis, il vainquit, nous vainquîmes, vous vainquîtes, ils vainquirent.

Dire : je dis, tu dis, il dit, nous dîmes, vous dîtes, ils dirent.

Savoir : je sus, tu sus, il sut, nous sûmes, vous sûtes, ils surent.

Fuir : je fuis, tu fuis, il fuit, nous fuîmes, vous fuîtes, ils fuirent.

Tenir : je tins, tu tins, il tint, nous tînmes, vous tîntes, ils tinrent.

Voir : je vis, tu vis, il vit, nous vîmes, vous vîtes, ils virent.

Atteindre : j’atteignis, tu atteignis, il atteignit, nous atteignîmes, vous atteignîtes, ils atteignirent.

Coudre : je cousis, tu cousis, il cousit, nous cousîmes, vous cousîtes, ils cousirent.

Boire : je bus, tu bus, il but, nous bûmes, vous bûtes, ils burent.

Croire : je crus, tu crus, il crut, nous crûmes, vous crûtes, ils crurent.

Joindre : je joignis, tu joignis, il joignit, nous joignîmes, vous joignîtes, ils joignirent.

Résoudre : je résolus, tu résolus, il résolut, nous résolûmes, vous résolûtes, ils résolurent.

Écrire : j’écrivis, tu écrivis, il écrivit, nous écrivîmes, vous écrivîtes, ils écrivirent.

Acquérir : j’acquis, tu acquis, il acquit, nous acquîmes, vous acquîtes, ils acquirent.

S’asseoir : je m’assis, tu t’assis, il s’assit, nous nous assîmes, vous vous assîtes, ils s’assirent.

Connaître : je connus, tu connus, il connut, nous connûmes, vous connûtes, ils connurent.

Craindre : je craignis, tu craignis, il craignit, nous craignîmes, vous craignîtes, ils craignirent.

Le passé simple par Billel

Des joutes verbales au collège

un petit souvenir des élèves de 4B qui ont mené dans la cour des joutes verbales pour comprendre la notion de conflit théâtral dans Le Cid de Corneille

Le livre académique 

C’est en septembre 2018, que les élèves de la classe de 6ème E se voient proposer par leur professeur de  français, Madame Baudron, le livre académique. 

Une aventure riche en découvertes et en créations. Les élèves ont découvert l’univers de la poésie avec  Séverine DAUCOURT, poétesse.  

Ils ont écrits, créé, échangé et …. ils ont gagné!!!!!! 

Leur texte a été publié, c’est ainsi qu’ils ont découvert tout le processus de création d’un livre. 

Ce livre a été remis à chacun lors d’une soirée organisée au collège en présence des familles et des acteurs  du projet. 

Deux articles sont parus dans le Boissy mag, magazine de la ville du collège. 

Bravo à tous les acteurs de ce beau projet.

et les élèves firent une surprise à leur professeur, Madame Baudron et à Séverine Daucourt lors de cette  soirée…

Séverine et les Babelibres

SCENE 1 :

Dans une salle de classe pendant une heure de cours.

Madame Olga Filologa : Mademoiselle Séverine, vous ne respectez pas les codes de la langue française ! Combien de fois vous l’ai-je dit : sujet, verbe et complément ! La phrase commence par une majuscule et se termine par un point ! Dans les groupes nominaux mademoiselle, le nom occupe la place la plus importante, n’est-ce pas ?

Séverine : Les groupes nominaux sont de gros noyaux… avec de petites cellules !

Toute la classe se met à rire.

Madame Olga Filologa : Silence ! Mademoiselle ! Quelle insolence ! Vous êtes tous punis ! Sortez vos agendas ! Je dicte le travail pour demain :

Vous rédigerez un poème de trois cent cinquante mille vers en alexandrins classiques avec césure à l’hémistiche sans acrostiche. Vous ajouterez un distique, trois tercets monosyllabiques, deux comparaisons et cinquante métaphores. Votre texte devra comporter aux moins cent compléments du nom et un seul adjectif épithète. Vous respecterez la mise en page habituelle ! Je veux des retours à la ligne, des alinéas, des majuscules toutes en couleur ! Et surtout, on n’oublie pas l’unité de décompte du vers français : la syl-la-be ! La syllabe vous dis-je ! J’oubliais de préciser, le sujet est libre ! Libres à vous d’écrire sur papier libre !

SCENE 2 :

Dans la chambre de Séverine, le soir :

Séverine, seule :

Trois tercets monosyllabiques, un distique, c’est pire que les mathématiques ! Mais ça rime ! Je suis trop forte !

Non, c’est impossible, je n’y arriverai jamais ! D’ailleurs je n’ai même pas d’idées ! Sujet libre oui mais pour le reste…

Alors : Quand on veut être libre // Comme on veut être libre

Si tu veux être libre //…

Mais ça ne veut rien dire ! Je veux être libre  ! LIBRE, nom d’une tour de Babel !

La mère de Séverine : Séverine ! A table !

Séverine : J’arrive maman !

SCENE 3 :

De retour dans la chambre de Séverine :

Babelibre 1 : Fri, fri, fri, ta tata part au yoga sans gala, du bist pulchra statua vista ta kala caviar !

Séverine : Qui es-tu ? Que veux-tu ? Et toi, d’où viens-tu ? Quelle langue étrange ! Gourmands ! Vous avez mangé tous les -e- !

Babelibre 2 : Pauvre petit esturgeon qui veut tout savoir de ce moment ! La perle noire se prend à rêver du lac d’Amour avec un ouvre-boîte suspendu comme un talisman. Petite cuillère grillée aura plus de goût ! Viens découvrir le savoir simple des Persans ! Profite de tes désirs sinon Datcha repart avec un saké-rhum pour déjeuner au matin slave des poèmes, c’est sûr !

Séverine: Vous savez des poèmes ? Êtes-vous célèbres ? Connaissez-vous des tercets à l’hémistiche ? Des attributs de l’acrostiche ? Je voudrais écrire un alexandrin octosyllabique dont le sujet serait un complément d’objet direct construit sur une métaphore à l’imparfait classique du subjonctif. Je dois compter toutes les syllabes, une par une pour ne pas me tromper et aussi respecter la mise en page des majuscules. Vous allez m’aider n’est-ce pas ?

Babelibre 3 : Pauvre petit matin d’argile ! Nous ne connaissons rien de tout cela ! Nous sommes les magiciens de la langue française ! Nous agissons pour que notre langue vibre libre ! Tu fais des bêtises à l’école ? Une colle, l’enfant pleure de toutes les couleurs, leurs frères ont des noms de fleur et de fleuve.

Séverine : Et manger du popcorn comme une licorne ? De quelle nature grammaticale êtes-vous donc ? Des magiciens de l’adjectif ?

Babelibre 4 : Pauvre petit matin Brésil, nous ne sommes pas de ces classes-là ! Nous te comprenons ! Sache une chose : écrire ne s’apprend pas ! Ecrire, c’est parler aux mots, les écouter, c’est les aimer ! Un mot s’écrit en deux mots, six mots, un mot dure infiniment ! Dis à quelqu’un que tu l’aimes et s’il te reste un mot, des maux amoureux de ces douleurs…

Séverine : Je ne sais pas écrire !

Babelibre 5 : Pauvre petit gaspacho, écrire, c’est vivre pour faire surgir la magie des sons comme échappés des cordes d’une harpe ! N’oublie pas que la langue française est libre ! Quand celui qui sème à tout vent s’ouvre, les mots s’envolent et s’évadent comme les notes d’une partition ! Pas à pas dans le poème, il faut avancer, aimer qu’il s’écrive, ivresse de découvrir, ouvrir la page !

Babelibre 6 : Pauvre petite brioche qui rit ! Prends ta plume et n’aie plus peur de cette feuille ! Ecoute notre chanson ! Hercule ultra, trappe aperçue ! Recourbé bébé, bêta tapé ! Dis-moi quel est le dessert, sers-moi du Paris-Brest, braise parie, modifie les règles du jeu, jeu aigle royal s’est envolé, olé.

SCENE 4 :

Dans la chambre de Séverine. Une feuille se glisse entre ses mains.

Séverine et les Babelibres chantent: tendre l’apex loin du cortex en pirex qui se vexe, fâché avec le circonflexe tendre l’index mauvais réflexe sans duplex

babel libre babelibre libre

la langue libre est vive, vibre, libre, vivre, libre,

liberticide

liberté-libération-librement-libérer-libéré

Séverine : Que sont devenues les majuscules et la ponctuation ? Que c’est original, les mots, ils sonnent ! J’entends comme de la musique ! La langue est libre et vibre ! Vibre la langue qui vive libre ! Ecoutez, j’y arrive moi aussi, c’est de la magie, écrire c’est un voyage qui souffle la vie aux mots et soigne tous mes maux.

Les Babelibres :

La poétesse est passée abcdolescente hirsute sauve les tables de la soif

La poétesse passe les mots prisonniers libérés nous publicitent

La poétesse passera pour vivre quinze fois

pour nous surveiller chez la vieille toute recroquevillée

lookée comme un sac d’as qui tangue sa langue au bout des livres

Séverine :

La poétesse est passée en fusion dans un concert !

Le silence se profile

Il est comme de l’argile

Bateaux riblés des délires

Remous Brésil des ors-lyre

Eternité pixellisée pense silence

Sois le royal repos en monument qui danse

Oh ! Ô, méga Serbil !

Les Babelibres chantent et dansent : Bande à BETA, Greek alphabet  !

ΑΒΓΔΕΖΗΘΙΚΛΜΝΞΟΠΡΣΤΥΦΧΨΩ

Séverine : Quel dommage, ils sont partis !

Vu

Fait

Merci

RaGe d’écrire, Cage à ouvrir !

Le concours L’Ecrire et le Dire, ouvert aux cycles 3 et 4 et aux classes de lycée, invite les élèves à produire collectivement un écrit d’invention libre, choisi en lien avec les programmes d’une ou plusieurs disciplines et à le mettre en voix en l’enregistrant sur un support numérique. 

Lors de l’année scolaire 2019-2020, les élèves de 6D ont réfléchi sur les règles de grammaire et les lois de l’orthographe en lisant des poèmes grammaticaux de l’auteure Andrée Chédid issus du recueil : Grammaire en fête.

FA SI LA GRAMMAIRE !

A leur tour, ils ont écrit des poèmes mis en voix avec le professeur de français, enregistrés par le professeur de mathématiques. Les élèves ont prouvé qu’ils savaient s’engager collectivement dans un projet ambitieux : donner du sens aux apprentissages, donner du sens à la langue française à l’unisson, en diapason !

Respectons les codes de la lague française en poème et en musique

La CENDRARSIENNE

Garçon : Tu viens, on a cours de français !

Fille : Mon dieu oui, français ? Tu as compris la leçon l’autre jour ? Actif, qualificatif, adjectif, substantif !

Garçon :    Ah !    Oui !    Enfin…non !    Tiens :    l’adjectif    annulatif    prend    l’apéritif    abusif    et anticommunicatif !

Rires

Les élèves entrent en classe

Professeur : Silence ! Sortez vos affaires, aujourd’hui je vous sers de la grammaire ! Elèves : Nonnnnnnnnn !

Professeur : Cela suffit ! C’est très facile voyons, allons ! Elève : Facile la grammaire ?

Professeur : Fa, si , la grammaire ! Toujours le même discours ? J’en fais le récit !

Elèves : Fa si la grammaire ! O la grammaire, plus un gramme d’air quand tu vis au dessus de la mer ! Fantôme de nuit, laisse moi avancer dans ton passé.

Elève : Le verbe marche en colonne, en rang, en groupe ! Quel bel aspect, t’en perds la voix ! Dans la classe, toujours très mode : gérondif, infinitif, impératif, subjonctif, il participe, toujours présent parfois pressé dans son passé. Les jeux tuent des îles…Tu prédis quoi ? Un prédicat ?

Elève : S’il fait sa toilette, c’est qu’il est propre, sa meilleure lettre est une majuscule, jamais de point, jamais de fin…

Elève : Le nom ! Es-tu unique en ton genre ? C’est peu commun ! Pas de manière féminine ! Toi qui l’emportes t’es masculin !

Elève : Besoin indéfini, défini besoin qui s’actualise ! Quand il devient démonstratif ce jaloux-là quel possessif ! Ma tata mon tonton mettent des C, nos voleurs, au voleur ! Et celui-là quel ego ! Toujours à la place des autres !

Elève : Evite de te répéter, la ronde danse, quelle redondance sur ordonnance !

Elève : Il peut en faire des manières au-dessus du firmament avec son ami qui ment ! Elève : L’adverbe ! Après longtemps, toi carrément anticonstitutionnellement !

Elève : Pas de chapeaux ? Chapeau ? Delta, chapeau chinois ! C’est grave docteur, c’est une crise aiguë ! Tu te dandines, tu t’ouvres parfois comme des ailes !

Elève : L’accent ?

Elève : Il est jaloux des majuscules, proche du crépuscule parfois copain avec la virgule mais lui au moins il termine ses phrases !

Elève : Tâche d’encre, je suis témoin, je suis le point, je suis la fin !

Le professeur : Alors alors, plus de sornettes ! Ce soir, il n’ y a pas de règles ! Je dirai tout à vos pères car la grammaire, c’est ce qu’il y a de plus sincère !

Poèmes : La Seine et la Marne

Le jeudi 1er octobre 2020, la classe de 6C était en sortie sur les bords de Marne au départ du Port de Bonneuil afin de découvrir le Bras du Chapitre.

Le sujet de l’eau est transversal à toutes les disciplines. Si la Seine et la Marne permettent d’observer des paysages, la faune, la flore et d’éveiller la prise de conscience des enjeux environnementaux qui impliquent chaque citoyen, il n’en pas moins important de se représenter la place des fleuves dans les arts. En effet, la Seine et la Marne des artistes nous relatent la vie intime des grands hommes et femmes connus du patrimoine culturel français. Notre département a été pour longtemps une terre d’élection, c’est ce que nos élèves franciliens doivent savoir.

Pour préparer la sortie, les élèves ont lu et mis en voix deux poèmes contemporains et réalisé des poèmes acrostiches et centon après avoir été initié à la pratique poétique du caviardage.

En promenade sur les rives automnales riches de découvertes, la classe a participé à des jeux littéraires en pleine nature sous la houlette du héron cendré.

La Marne haute
La Marne coule, désormais assagie
entre deux lignes capricieuses de chênes jeunes
dont nous troublons les reflets altiers
par les ricochets de nos cailloux lassés.
Elle avait, ce printemps,
débordé de son cours
détrempé les champs
alentours
que les cris mouillés de nos pieds
ont éveillés dans le brouillard de l’eau évaporée
de bon matin.
Nous avons franchi, chevaliers d’une table ronde
imaginaire
pataugeant dans nos bottes de sept lieues
des douves vertigineuses,
courant rejoindre le chêne attristé
sur un monticule de terre émergée
comme un palmier vieilli sur son île sans joie
où nous avions trouvé une Excalibur
si légère à brandir
Delphine Popovic.
1966-1994

Poèmes d’élèves de 6C

La Marne coule entre deux lignes capricieuses dont nous troublons les cailloux.

La lumière brille

A l’an, tour de…

Ma maison

Abrite un

Renard d’émeraude

Nous montre une mine

Emeraude multicolore

Thomas

Marne notre rivière

Authentique

Riche

Naturelle

Est emblématique

Aïssatou

La Seine, comme une personne va très vite. Regarde ! Comme le miroir !

Dans le brouillard, dans nos bottes, je cours rejoindre le chêne attristé comme un palmier léger à brandir.

Lorik

Dans la ville sans cesse, un enfant devineur appelle la Seine. Au printemps, elle s’arrête et elle pleure, si vous pleurez, elle éclate de rire.

Des cygnes blancs comme neige, l’eau verte des feuilles, l’arbre du printemps des poissons, des canards.

Yussuf

La Marne qui rencontre la Seine…

-Qui est là désormais assagi ?

Dans la ville, entre deux lignes

Capricieuse sans cesse

Reflets altiers…

-C’est un fleuve, répond l’enfant

Lassé des ricochets du devineur.

Ce printemps, il avait l’oeil brillant

Débordant de son champ.

Sally

Toujours là.

Sans cesse arrive le fleuve, la Seine.

La Seine qui court passant par Paris

Comme tombe le soir au Printemps…

La Marne coule entre les chênes dont les reflets débordés sont les cris mouillés du brouillard.

Peace

L’enfant de la Seine est un devineur de devinettes à l’œil brillant.

Ibrahim

La Marne coule entre deux lignes capricieuses du printemps débordé par les champs alentours. Les pieds mouillés ont éveillé le brouillard de l’eau. Nous avons trouvé Excalibur sur l’île du palmier vieilli.

La Marne coule de bon matin.

-La ville s’en va, répond l’enfant.

Un devineur appelle la Seine et quand la ville s’appelle Paris, Paris court, tombe et s’écroule le soir et la Seine est son miroir.

Sara

L’intention

Amusante

Merveilleuse écriture

Appendre

Rêver

Nager

Ecoutez !

Dilek

Désormais les chênes dont la Marne est le reflet sont des cailloux lésés. Elle avait débordé du champ du brouillard un matin. Nous avons franchi une table ronde, dans nos bottes étaient les douves. Nous avons rejoint un monticule, terre émergée des îles légères à brandir.

Désormais la Seine à l’oeil brillant croise la Marne du matin au soir.

Allan

Les nénuphars attendent de fleurir

Aux mois qui nagent modestes.

Marcher au bord de la rivière

Aux arbres qui grandissent

Rêver des nuages

Nager dans le temps

Egarer les déchets.

Bilel

Vous, reflets altiers des ricochets de vos cailloux, vous savez que ce printemps est là dans la ville qui ajoute un œil à l’enfant du devineur.

Hussein

La Marne coule assagie par les ricochets débordés du printemps léger imaginaire.

-Tu brilles, dit l’enfant sans cesse mais, tout s’en va.

Laly

De bon matin, nous avons franchi les douves vertigineuses de son champ. Elle court des devinettes sans jamais tomber désormais sur le soir de Paris.

Jayden

La nature éblouit la Seine dans la vue immobile de l’herbe.

Soukaïna

La Marne coule sur le joli chapeau des lingots…

Anonymes, Cadavre exquis

Poème de Jacques Prévert

Qui est là

toujours là dans la ville

et qui pourtant sans cesse arrive

et qui pourtant sans cesse s’en va

C’est un fleuve

Répond un enfant

un devineur de devinette

Et puis l’oeil brillant il ajoute

Et le fleuve s’appelle la Seine

quand la ville s’appelle Paris

et la Seine c’est comme une personne

Des fois elle court elle va très vite

elle presse le pas quand tombe le soir

Des fois au printemps elle s’arrête

Et vous regarde comme un miroir

Et elle pleure si vous pleurez

ou sourit pour vous consoler

et toujours elle éclate de rire

quand arrive le soleil d’été

Jacques Prévert

Les poèmes en paroles

Concours AMOPA

AMOPA
Le Concours AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques)
Le concours « Plaisir d’écrire », anciennement intitulé « Défense et illustration de la langue
française », s’adresse aux élèves du primaire dès le CM1, à ceux de l’enseignement
secondaire et aux étudiants des classes préparatoires et des universités.
La défense et la promotion de la langue et de la culture française en France et à l’étranger sont
au cœur des missions de cette association. Tous les ans, l’AMOPA encourage écoliers, élèves
et étudiants à participer au concours « Plaisir d’écrire » pour découvrir de jeunes talents
littéraires et les distinguer lors de solennelles distributions de prix.
Trois prix ont été créés en direction des écoles élémentaires, des collèges, des lycées et des
universités:
 Le Prix d’expression écrite
 Le Prix de la jeune nouvelle
 Le Prix de poésie
Les travaux sont rédigés en français, doivent être individuels et authentiques. Ils portent, en
majuscules d’imprimerie, les nom et prénom de l’élève, sa classe, les coordonnées de
l’établissement et la signature du professeur.
Cette année deux élèves de 4ème du collège BLAISE CENDRARS se présentent à ce concours,
encouragés par leur professeur de français Madame BAUDRON
.

Cette année nous sommes très heureux de vous annoncer que l’élève OSSAMA RBAA de 4B a été distingué par le deuxième prix ex-aequo dans la catégorie « Poésie »

Concours de l’AMOPA, prix de la jeune nouvelle

BRAVO A VICTORINE

Les bêtes du monde gris par Victorine SADORGE 4B

Les bêtes du monde gris

Je n’avais jamais vu ça.
Chez moi, il y a des maisons en terre, du sable, aux teintes rougeoyantes parfois sous l’effet du
soleil couchant. Combien de fois ai-je contemplé ce spectacle, avec, à chaque fois, une sensation
délicieuse, celle de savoir que c’est chez moi ? Je ne sais plus. Cent, mille peut-être. Ces occasions
ont été si nombreuses que je n’en connais pas le nombre.
Je m’étais fait une joie de revoir Oncle Samba. Voir serait sûrement le meilleur terme. J’avais à
peine un an lorsqu’il a quitté Mwanga, mon village adoré, pour partir loin, si loin que je ne sais pas
vraiment où le vent a porté ses pas. « Il est parti à la ville, me répète invariablement Maman. La
grande ville. »

  • Nbola ? demandais-je à chaque fois.
    En effet, pour moi et mon petit univers encore enfantin, il ne pouvait y avoir plus grande ville que
    Nbola, LA grande ville du coin, où je n’avais eu l’occasion d’aller que deux fois.
  • Non, répondait Maman. Une ville plus grande encore.
    Je ne comprenais pas. Comment pouvait-il y avoir ville plus grande que Nbola ? Et pourtant c’était
    vrai.
    Il est arrivé un beau jour. Comme il en avait prévenu mes parents, il m’emmenait passer une journée
    à la grande ville. Il avait avec lui une bête, splendide, malgré la poussière qui la recouvrait. Je
    sentais aussi en elle comme une puissance, presque incontrôlable. Je pressentais un danger, sans
    savoir lequel, je sentais juste intuitivement que ce danger est tout autre que ceux de chez nous : les
    bêtes, la sécheresse, la famine. J’avais déjà vu pareille bête à Nbola. J’entendais encore le
    rugissement féroce et revoyais la bête se jeter sur moi. Par chance, elle s’est arrêtée tout aussi
    subitement. Je me voyais déjà me faire dévorer, tout comme l’homme que je voyais dedans, car on
    pouvait voir tout ce qu’elle avalait par un mystère que je ne m’explique pas.
    Le lendemain matin, ma mère me réveilla alors que le soleil avait à peine entamé son long parcours.
    Elle m’embrassa avec affection, puis m’observa avec fierté : j’allais à la grande ville, moi, sa fille
    adorée. Je lui souris, l’embrassait à mon tour, puis couru rejoindre Oncle Samba.
  • Allez, gamine. Assez pleurniché, allons-y, s’exclama-t-il !
    Soudain, la peur s’empara de moi lorsque je compris qu’il voulait que sa bête nous avale tous les
    deux. Je crois que je suis resté pétrifiée. J’avais tellement peur que je n’ai qu’un vague souvenir de
    ce moment-là, il n’y a qu’une seule journée pourtant. Je crois qu’Oncle Samba m’a soulevé et m’a
    conduite dans sa bête. Elle a rugi puis elle a avancé, doucement, puis aussi vite qu’une gazelle.
    Quand je me fut remise du choc (je venais tout de même d’être avalée par une bête et j’étais
    toujours vivante, ce n’est pas rien), Oncle Samba commença à parler :
  • Il ne fallait pas t’inquiéter pour si peu. Je sais que c’est la première fois que tu quittes Mwanga, et
    ta mère, aussi. Surtout pour si loin, mais ne t’inquiète pas, Oncle Samba s’occupe de toi.
    Voyant que j’observais sa bête avec crainte, il ajouta :
  • Ne t’inquiète pas, ma Zoey ne paye pas de mine, mais elle nous emmènera à bon port.
    Comme je ne répondais pas, il enchaîna :
  • T’as quel âge, gamine ?
  • 12 ans.
  • C’est quoi ton nom ?
    Je n’en revenais pas : il venait de si loin pour m’emmener à la ville, il m’a fait avaler par sa drôle de
    bête, il est tout de même mon oncle, et après tout çà, il me dit qu’il ne connaît pas mon nom ?Comme il avait réitéré sa question, je finis par marmonner : « Raïssa ».
  • Comment ?
  • Je m’appelle Raïssa.
  • T’es au collège ?
    Le collège ! Comme si Maman avait les moyens de m’y envoyer. Cela coûterait beaucoup trop cher,
    et depuis la mort de Papa et de mes frères, Maman a besoin de moi aux champs. Je suis déjà bien
    heureuse de savoir lire et un peu compter. Mais quand j’ai répondu à Oncle Samba que j’étais aux
    champs, il a trouvé cela très drôle. Bizarre.
    -Dis, tu as l’air fatiguée. Ça va ?
    Comme j’ai marmonné que oui, il rit :
  • Dis donc, t’es pas une grande bavarde !
    Sur ce, il se tut et ne me posa plus de questions. Quant à moi, pour éviter qu’il ne reparle, je fis
    semblant de dormir, mais j’en aurai été incapable, malgré le balancement assez agréable de sa bête,
    et malgré une nuit un peu courte passée à tenter de chasser toutes ses angoisses, car je pressentais
    un danger. Un danger qui rôde, prêt à survenir à n’importe quel moment. Je savais que je ne
    dormirais pas tant que je ne quitterais pas cette bête.
    Nous arrivâmes en pleine nuit. Il me semble que à peine Oncle Samba força sa bête à nous
    recracher, je m’endormis aussitôt. Oncle Samba a sûrement dût me porter jusqu’à chez lui. Et chez
    lui… Je m’en suis rendu compte à mon réveil : chez lui, tout est gris et étrange. J’ai dormi à michemin entre ciel et terre, sur quelque chose, presque comme sur des plumes. Un sac traînait et
    j’avais dormi avec la tête dessus. Quelque chose me recouvrait, que je rejetais avec horreur, sans
    même savoir ce que c’était. Je descendis de mon « arbre »,si on peut appeler cela ainsi, et, une fois
    revenue sur terre, je me rendis compte que mes angoisses étaient décuplées par toutes ses choses
    étranges. Chez moi, je dors par terre, comme tout le monde, sans rien sous la tête, et rien ne me
    recouvre. J’aurai beaucoup trop chaud, sinon.
    Je serai restée sur place toute la journée à ressasser mes angoisses si Oncle Samba n’était pas venu
    me chercher. Après avoir essuyé d’autres angoisses au petit déjeuner aux produits si différents de
    chez nous, j’ai revêtu ma belle robe, celle que Maman avait mise dans mon baluchon spécialement
    pour aller à la ville. Maman… Qu’elle me semble loin maintenant. Au moment où j’aurai le plus
    besoin d’elle. Je voudrais qu’elle soit là, qu’elle me prenne dans ses bras. Je voudrais l’entendre me
    murmurer :
  • Ne t’affole pas, Raïssa. Garde ton calme. Tout va bien se passer. Tu n’es pas ma petite lionne pour
    rien.
    Ensuite, elle m’embrassait et me chantait une chanson de chez moi. Chez moi. Mwanga semble si
    loin, mais, en fermant les yeux, j’ai l’impression d’entendre la belle voix chaude de Maman, si
    douce et si mélodieuse, et, d’un coup, Mwanga ne me semble plus si loin. Mais ce n’est qu’une
    impression. Dépitée, c’est là que je me suis approchée d’une drôle d’ouverture, mais bon, chez
    Oncle Samba, je n’étais plus à une bizarrerie près. J’ai regardé à travers une chose étrange et
    transparente, et j’ai eu le souffle coupé.
    Je n’avais jamais vu ça.
    Tout était gris à perte de vue. Il y avait des énormes choses, plus grandes que des baobabs, qui
    luisaient au soleil pour certaines, mais la plupart étaient ternes. À ma grande horreur, j’étais dans
    l’une d’elles, si haut que j’en avais presque le vertige. Tout ce gris me montait à la tête, et je
    commençais à devenir morose. Je ne supportais plus ce gris partout. Tout était gris ici. Un monde
    gris. Mon monde rouge me manquait de plus en plus. Là-bas, tout était rougeoyant et respirait la
    joie. Le gris d’ici m’étouffait.
    Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à penser à Mwanga et à essayer d’oublier ce gris
    persistant. Quand Oncle Samba vint me chercher pour aller faire un tour dehors avec cette bête qui
    lui semblait indispensable, puisqu’elle l’emmenait partout et qu’il ne marchait jamais, j’eus
    l’impression d’une délivrance : j’allais respirer l’air de l’extérieur, voir des gens arborant demultiples couleurs, comme chez moi. Si j’avais su ! Une fois dehors, l’air que j’ai respiré n’était pas
    l’air pur de chez moi. C’était un air lourd, suffocant, qui me rappelait vaguement l’air de l’incendie
    qui avait eut lieu chez moi et qui avait coûté la vie à mon père et à mes frères. Quant aux gens, ils
    étaient vêtus de gris. Gris, partout. Je fus presque soulagée de me faire avaler par cette bête. Mais je
    ne l’étais pas entièrement. Tout dans cette ville me stressait. Surtout depuis que je me suis
    retrouvée, toujours avalée, au milieu d’autre bêtes qui avançaient aussi vite que celle d’Oncle
    Samba. Mon oncle était comme d’ordinaire, intarissable. J’appris que sa Zoey, qui restera toujours
    pour moi sa bête, était une bête parmi tant d’autre, de la grande famille des Reuno. Si à moi, elle
    m’avait semblé splendide, elle ne l’était pas aux yeux de mon oncle. Il me montrait des bêtes,
    « pour faire des courses » disait-il. Combien il avait envie d’en avoir une ! Lui, il n’avait qu’une
    bête banale, et… Je ne l’écoutais déjà plus. Mon attention était toute entière aux bêtes qui
    m’entourait. Je pressentais un danger. Mais ce n’était plus ce danger vague et incertain, que je
    ressentais avant. Ce danger me semblait proche, maintenant. Je pressentais un danger imminent, et
    quand je pressens quelque chose, je ne me trompe jamais. Ces bêtes… Décidément, elles ne
    m’inspirent pas confiance. Elles semblent calmes et obéissantes envers leur dresseur, mais pour
    moi, cela n’est que l’apparence, ce que l’on voit à la surface. Je sens en elles une sorte de désir de
    rébellion. Je sens qu’il suffirait de peu de choses pour que l’on perde le contrôle et qu’elle fasse de
    nous ce qu’elle souhaite. Elle nous maintient solidement, et s’il se passait quelque chose… Non, je
    préfère ne pas y penser.
    Mes angoisses toujours aussi lancinantes, j’observais avec inquiétude Oncle Samba, et surtout la
    manière avec laquelle il guidait sa bête. Sa bête semblait s’emballer de plus en plus.
    Soudain, une bête se jette sur la nôtre et elles se battent. Mais ce combat ne dure pas. Une seconde
    après, les deux bêtes sont déjà vaincues. Pour moi qui étais à l’intérieur, le choc fut violent. J’eus le
    temps de réaliser que ces bêtes, si fortes en apparence, sont en fait si faibles. Si fortes en apparence,
    mais en fait si faibles… Cela me semblait… irréel. Et pourtant, il suffit de voir ces bêtes écrasées,
    presque déchiquetées, pour le comprendre. Mais je n’eus pas le temps d’y penser. Une douleur
    fulgurante m’emmena dans un univers second. La couleur rouge s’imposa à mon esprit sans que je
    ne sache pourquoi. Me revoilà à Mwanga, chez moi. Ma mère est à nouveau là, et mes amis, et tous
    les autres du village. Brusquement, des ombres tournent autour de moi. Me voici à présent dans la
    savane, face à une lionne blanche. LA lionne blanche. Je l’avais vue dans la savane un après-midi.
    Je m’étais perchée sur mon baobab, et quand j’étais redescendue, elle était là. Des heures durant,
    j’étais restée là, face à elle, incapable de détacher mes yeux de son regard si spécial et presque
    hypnotique. Nous restâmes immobiles jusqu’à ce que le soleil achève sa course. Au soleil couchant,
    elle se leva brusquement. Inconsciemment, j’ai suivi le même mouvement. Elle était alors partie.
    Elle s’était retournée une dernière fois, comme pour me dire adieu. Ce jour-là, je suis restée
    longtemps à regarder le soleil couchant, incapable de bouger. Et aujourd’hui, je revivais cette scène
    magique… Le monde devint blanc d’un coup. Il m’a semblé au début apercevoir les yeux
    magnifiques de ma lionne, car pour moi, c’est la mienne, et elle est spéciale. En effet, normalement,
    j’aurai dû me faire attaquer dans les cinq premières minutes. Mais son regard hypnotisant s’efface.
    Je suis dans un monde blanc, et des personnes toutes blanches se déplacent autour de moi. Des
    fantômes ? Non, ce n’est plus possible ! Je ne supporte plus de passer par toutes les couleurs ! Je
    veux Mwanga, je veux être chez moi ! Chez moi…
    Je finis par sortir de ma torpeur. Je me rendis alors compte que les gens qui m’entouraient avait tout
    simplement la peau plus claire, un peu comme celle de Madame Adèle, notre maîtresse qui vient de
    loin, et qu’ils portaient tous le même vêtement blanc. Dans cette pièce immaculée, plus blanche que
    l’ivoire des sages éléphants, il y a de quoi s’affoler pour peu qu’on soit angoissée de nature comme
    moi. Une dame qui semble douce et maternelle me demande d’une voix plus douce que le miel :
  • Comment t’appelles-tu, mon enfant ?
  • Raïssa, madame.
  • Pas de madame avec moi. Je suis Miss Lizzie pour tout le monde. Dis-moi Raïssa, quel âge as-tu ?- 12 ans, Miss Lizzie.
  • Où habites-tu ?
  • À Mwanga.
  • Hum, d’accord. Tu peux me donner le nom de la grande ville la plus proche, s’il te plait.
  • Nbola.
    Elle marmonna que cela n’allait pas être simple.
  • Dis-moi, Raïssa, c’est loin, chez toi ?
  • Oui. C’est Oncle Samba qui m’a amenée ici. Il avait dit à Maman qu’il allait me montrer la ville et
    qu’il me ramènerait après. Vous pourrez lui demander, il pourra peut-être me ramener, mais pas
    avec sa…
    Je me suis interrompue : devais-je leur parler de la bête ? Ils riraient sûrement. Mais ils faisaient une
    drôle de tête, comme s’ils devaient me dire quelque chose et que cela les embêtait. Ils étaient ainsi
    depuis que… Que j’avais suggéré qu’Oncle Samba pouvait me ramener. Oh non…
  • Il est arrivé quelque chose à Oncle Samba ?
    Miss Lizzie se mord la lèvre et regarde au sol. Il me semble voir des larmes dans ses yeux.
  • Dites-moi, je dois savoir !
    Miss Lizzie prit une grande inspiration et commença.
    Miss Lizzie m’appris qu’Oncle Samba était décédé. Elle se montra très gentille avec moi durant le
    temps de mon séjour dans ce lieu appelé « hôpital », comme avec tout le monde d’ailleurs. Si je
    garde un bon souvenir de ce lieu, c’est surtout grâce à elle. Je fus ramenée chez moi, bien que
    retrouver la ville de Nbola ait pris beaucoup de temps. Et, avec Miss Lizzie, j’ai appris deux ou trois
    trucs.
    J’ai appris que mon monde gris était en réalité Lagos, dont Madame Adèle nous avait parlé.
    Zoey, de la race des Reunos, était en réalité une Renault Zoé, et ces bêtes…
    C’étaient des voitures.

Victorine SADORGE 4B

La Technologie reine-mère et les grandes puissances par Nabil-Adame LACHGUER 4B

La Technologie reine-mère et les grandes puissances
Tout commence en 2020 sous le règne triomphant de la Covid-19.
Sans surprise, la terre file un très bon coton n’est-ce pas un très bon coton ! Très très bon coton !
Le Coronavirus n’est pas le seul à régner sur la planète bleue en cette période festive. En effet, la
Technologie, reine-mère, a envahi le monde en 2020… mais ce n’est pas le sujet… je m’éparpille et
me disperse…je crois que ça me revient de ce que j’écrivais sur mon clavier d’ordinateur…eh
OUI !
Technologie avec un T majuscule ! Car ce que vous jugez de pratique, révolutionnaire, économique,
sans aucun danger s’avère être une allégorie de l’Apocalypse, oui Apocalypse avec un A majuscule
car c’est l’allégorie de la fin du monde ou du moins sa signification.
Néanmoins reprenons, vous allez comprendre…Après les voitures électriques, Internet, les Airpods
et l’extinction du raton-laveur de la Barbade, la question que se posait la population mondiale était
« faut-il avoir des craintes sur les futures découvertes scientifiques d’ici 2030 ? »
La réponse du plus grand scientifique du monde Albert Einstein de son vivant, en gros au siècle
dernier, nous a prédit que OUI, il faut avoir peur des nouvelles découvertes.
Évidemment personne ne l’a pris au sérieux du fait que c’était un bonhomme qui adorait prendre
des photos la langue à l’air et si les mentalités du 17ᵉ siècle régnaient encore, alors il aurait vite été
jeté au bûcher comme une mégère sorcière.
Bon, faisons un saut dans le futur…
10 ans plus tard :
En 2030, la Technologie, reine-mère, a envahi l’Amérique, l’Océanie, l’Europe et l’Asie sans
surprise mais aussi la totalité de l’Afrique et cela est vraiment une surprise, avouez ?! Bien sûr ne
me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit (ou plutôt écrit), il n’y a rien de raciste, je suis juste réaliste !
De nouvelles inventions sont apparus par milliers comme les robots à tout faire, les voitures
volantes, les bébés mécaniques et les jouets made in Ouganda et non in China (vous rendez-vous
compte ?!).
Les 10 milliards que nous sommes, tous connectés aux réseaux mondiaux étions inconscients que
nos sublimes cerveaux allaient décrocher les écrans de notre vision périphérique à cause des
grandes puissances mondiales.
D’ailleurs dans l’ombre, les grandes puissances ont conduit 10 milliards de personnes à leurs pertes
et surtout ils en étaient conscients. Nous pouvons toujours compter sur le Figaro qui nous fît un
brillantissime compte-rendu de la conférence qui s’est tenue au grand centre des Congrès de
l’Internet à l’International sur l’île flottante d’Occitanie (autrefois Monaco) :
Selon l’Allemagne, il aurait fallu rendre plus écologique l’utilisation des nouvelles technologies.
« Pourquoi ? Nom d’un café very sucrée, on y perd tout avantage économique ! », c’était
apparemment exclamé le Royaume- Uni.
« Certes ! Mais cela vaut-il la vie de 10 milliards de clients. » aurait répondu l’Inde.
« Je comprends que ça t’inquiète, cher voisin au turban, avec ta miraculeuse démographie mais
comment agir n’est-ce pas trop tard ? » S’interrogea la Chine.« Je sais ! Envoyons une armée de soldats surentraînées et hostile détruire le moindre outil
numérique sur terre ! » aurait conclu la ravissante et raffinée Russie.
Le Japon aurait été plus raisonnable paraît-il : « Pour faire plus pacifiste, on n’a qu’à dire à nos
peuples d’arrêter la technologie jusqu’à ce que l’on trouve une meilleure solution. »
« Mon peuple ne m’écoute pas ! Tu veux une manifestation de gilets rouge ? » Affirma la douce
France.
« C’est difficile pour vous pauvre occidentaux. » répondit les États-Unis.
« On ne t’a pas sonné toi, oh important taux de criminalité ! » Rétorqua la France aux États-Unis.
« Faut faire bref, pays de l’oncle Sam, tu parleras au monde à travers toutes les chaînes
mondiales. » Dit la Chine.
« Por qué ? » Demanda l’Espagne.
« Perché il mondo risque d’exploser à cause de tecnologia devenue trop nombreuses pour les
centrales nucléaires, espaces ruraux et pétrole ! » Cria l’Italie.
« Ah qui a parlé de mon or noir ?! » S’alarma l’Arabie Saoudite.
« On se calme ! D’accord ! Je parlerai aux yeux du monde entier dans quelques heures. En tant que
grande puissance et d’exemple du point de vue gastronomique. » Déclara les États-Unis en
regardant la Russie et la Chine avec insistance. Il continua : « Allemagne donne-moi la
télécommande qui explosera les technologies du monde. Seulement en pressant le bouton central de
ce dernier tout fera « boum ». Je te remercie de l’avoir gardé pendant tout ce temps, soit depuis
1946 ! ».
Une heure plus tard, toujours en 2030, au début de la grande allocution du
représentant d’oncle Sam :
Les grandes puissances mondiales ont décidé d’arrêter la Technologie, reine-mère, pendant une
semaine et non pour l’éternité.
C’est bien n’est-ce pas ce n’est qu’une petite semaine sans téléphone, ordinateur, outil numérique et
divertissement réellement amusant et passionnant.
En effet sur terre, la Technologie nous a trop pollué et le réchauffement climatique est en très forte
accélération tout comme la désintégration de la couche d’ozone.
La technologie va conduire à l’abolition de l’humain sur terre. Les seuls moyens de survivre sont de
laisser travailler les scientifiques et les spécialistes de la terre ! Défendre la météo qui est considérée
surtout en Europe comme une traîtrise qui va s’élever à 30 c° à Paris en Janvier, c’est tout un art…
un vrai défi… un combat de titans.
Stopper définitivement les écrans pendant exactement une semaine, cette semaine sera l’ultimatum
de la survie de l’Homo Sapiens. Si les gens utilisent le même civisme que celui qu’ils ont eu pour le
précieux papier-toilettes lors de l’épisode 1, 1er confinement dû à la Covid-19, alors la Terre
explosera et franchement les grandes puissances s’attendent à cela.
Je vous fais passer l’allocution de Mister Sam pour aller vite sinon vous mourriez d’ennui devant ce
récit qui deviendra infini, mais je vous garde la phrase finale, la cerise sur le gâteau quoi :
« Cher population mondiale vous suivez l’actualité j’imagine ? Donc autant accélérer le procédé
auquel vous ne vous y attendiez pas ! »
Il sortit une sublime télécommande en forme de Berlin et un bouton long, rouge, gros et bien épais
sur lequel il appuya pendant 15 minutes à cause du volume de ce bouton. D’un coup, sur terre on
entendit une détonation catastrophiquement assourdissante à rendre sourd les oreilles les plus
puissantes, à faire tomber le Burj Khalifah, détruisant le Maryland et a retourné le système solaire. 15 minutes après la détonation mondiale, toujours en 2030 :
La détonation est enfin terminée et on pense que tout est rentrée dans l’ordre…mais non !
Tout ce qui était technologique, téléphone, fixe, TV, ordinateur, outil numérique… toutes ces choses
qui nous rendaient la vie si simple avaient disparu en laissant derrière eux un panache de fumée sur
lequel était inscrit des lignes écrites en langage binaire.
Je sors maintenant ma plume et mon encre de chine, car je n’ai plus mon précieux ordinateur et oui
moi aussi je suis comme vous un HUMAIN !
Mais que vais-je faire maintenant sans technologies ? J’ai un mauvais pressentiment, je n’ose pas le
dire, je ne peux pas le dire puisque c’est une chose à la fois très recherchée mais qui n’apparaît que
quand on n’en veut pas… c’est L’ENNUI !!!
Bon je vais faire un reportage dans le monde sans technologie en utilisant mon vélo, mes baskets,
mon ULM et ma barque. On ne peut se déplacer sans voiture, vélo électrique, avion, bateau…
Direction les États-Unis ! Nous sommes le 1/02/2030.
Un voyage en ULM plus tard, soit 1H30 plus tard après avoir sué comme un donut
américain :
— Bonjour à tous ici narrateur et oui c’est moi qui vous enchante depuis le début avec mes dires
infinis ! Nous voici en Californie à Malibu une belle ville de milliardaires près de l’influente Los
Angeles où les immigrés ne sont pas rares, c’est ici qu’on questionne la famille Burger :
— Bonjour Scott Burger votre manoir est beau.
— Oui mais maintenant je vais devoir fermer mes volets manuellement et j’en ai 86 ! Uh ! Uh ! Ditil en pleurant.
Bien ! Maintenant on va chez la classe moyenne. Direction le Mexique !
Un voyage en vélo plus tard après avoir perdu 15 kilogrammes :

  • C’est encore moi narrateur, on va chez les Tacos !
  • Bonjour Monsieur Perro Tacos vous avez un beau chien ! Que pensez-vous de la technologie
    maintenant disparue ?
  • Vous savez, ça ne change pas trop, on ne faisait qu’appeler notre fils au Canada c’est tout. En plus
    mes enfants avaient du mal à entendre mon fils dans le téléphone fixe !
    Maintenant, on va chez les Occidentaux ! Direction la France !
    Un voyage en barque plus tard après s’être musclé les bras comme un fou !
  • C’est encore moi narrateur, on va chez les Cornus !
    — Bonjour Monsieur Jean Cornus que pensez-vous des nouvelles technologies ?
    — Mes ancêtres savaient se débrouiller sans, ces destructeurs d’yeux. Ce qui compte ce sont les
    journaux ! Et je jouerai au taureau avec mes enfants.
    — D’accord, je me demande comment votre famille a survécu durant le Moyen-Âge…
    On est le 02/02/2030 et surtout tout ce voyage était…était…était un RÊVE !
    OUF ! Je me réveille enfin je me suis réellement endormi sur mon encre de chine. Mais que vais-je
    faire pendant 3 longs jours ? N’empêche ce rêve était passionnant et j’ai une idée pour survivre à un
    monde sans technologies.Je vais jouer aux petites voitures car c’est l’un de mes passe-temps préférés qui n’a en aucun cas
    besoin de technologies. Je vais créer une aire urbaine sur laquelle circuleront mes milliers de
    voitures et de citoyens ! Voyager m’a fermé les yeux puisque quand on dort on a les yeux fermés.
    J’ai inauguré mon splendide centre d’affaires d’une dizaine de bâtiments qui dépassent les 10
    mètres, difficile d’aller très haut sans la moindre technologie excepté les pyramides et le Phare
    d’Alexandrie.
    Ma ville de millionnaires, remplis de voitures miniatures, tours de 10 mètres, routes, Playmobils et
    Legos.
    La vie est belle sans technologies, elle éveille mon imagination et ma créativité.
    Mais tout cela se terminera demain quand la Technologie, reine-mère, reviendra.
    Le 07/02/2030 :
    Le beau jour salvateur est enfin arrivé, on va retrouver notre Technologie chèrement acquise.
    Nous devons « remercier » :
    Thomas Edison l’ombre, Alexander Graham Bell le téléphone arabe, Albert Einstein le créateur
    d’Hiroshima-Nagasaki, Bill Gates fondateur de Micromort, Les Frères Lumières les patrons des
    ophtalmologistes, Philo Farnsworth l’un des fondateurs de l’Apocalypse, Ken Kutaragi le player
    milliardaire (liste non exhaustive)…
    Dans le monde entier pas une personne n’est assise dans sa chambre, salon ou même toilettes en
    attendant le retour de la Technologie, reine-mère.
    En ce moment au centre des Congrès de l’Internet à l’International de l’Île d’Occitanie. Une
    discussion s’achève enfin :
    — Toute la planète même le Groenland est paré au retour de la Technologie ! Dit l’Allemagne.
    — Parfait ! Dit la France.
    — Perfection !! S’exclame le Maroc.
    — Retour à notre époque d’autant ! Il nous suffit d’utiliser la télécommande qui inversera le
    processus de détonation mondiale et toutes les technologies reviendront. Dit le Brésil.
    — Je vais cliquer sur ce bouton. Dit l’Indonésie
    — Ne t’inquiète point Indonésie je vais m’en occuper ! Dit les États-Unis.
    Par une injustice de puissance les États-Unis explosera les panaches binaires à travers les volcans
    mondiaux.
    Début du compte a rebours :
    10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
    BOUM! BOUM! BOUM !
    Trois colossales explosions ont suffi pour faire exploser tous les volcans mondiaux et aussitôt dans
    le monde une explosion fatale est à son apogée.
    Voici ce qui se passa à Naples :
    — On finira comme Pompéi. On va tous périr !
    15 minutes plus tard, toujours en 2030 :La détonation est terminée.
    Le panache binaire a fait son tour mondial et les technologies sont toutes revenues.
    Je peux reprendre mon clavier maintenant !! La TV refonctionne et on ne parle même pas de la
    semaine qu’on vient de passer.
    On dirait bien que le monde entier a oublié ce qui s’est passé. Tant mieux je serai le seul à savoir
    tout sur cette semaine mouvementée.
    Cependant, pleins de questions restent sans réponses même pour moi le narrateur omniscient
    comme le panache binaire. Pourquoi tout a été oublié ? Mais il faut accepter ce monde, pas celui de
    mes petites voitures. Le vrai monde est son lot de mystères.
    La technologie nous rend la vie facile, elle nous unie à nos proches et à des personnes à l’autre bout
    de la planète. Toutefois, sans limites, elle afflue sur notre vie et cela du mauvais côté.
    J’ai trouvé marrant ces allocutions entre les pays mondiaux et mine de rien, ça m’a fait réfléchir.
    J’utiliserai la technologie mais je continuerai à imaginer et à trouver de l’inspiration dans les choses
    simples de la vie, sans technologies.
    Voici, une belle conclusion…mais la seule question qui me turlupine c’est…quand j’ai commencé à
    dormir et quand me suis-je réveillé ?
    Nabil-Adame Lachguer 4B

http://www.langue-francaise.org/Concours.php

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